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La communication associative - L'exemple de l'ACAT

LʼAction des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) est une ONG de défense des droits de lʼhomme engagée depuis 1974 dans la lutte contre la torture, l’abolition de la peine de mort et la protection des victimes, notamment par la défense du droit d’asile.

Elle regroupe 37 000 membres, et comprend une équipe salariée de 23 personnes. En 2012, lʼACAT est intervenue en faveur de 372 personnes dans 73 pays. En France, elle a accompagné, à travers son service dʼaide aux demandeurs d’asile, 222 personnes qui avaient fui leur pays et les persécutions.

Outre nos activités de lobbying et de sensibilisation du grand public, l’action emblématique de l’ACAT est l’envoi par les adhérents et donateurs de lettres afin d’interpeller les autorités de différents pays. Avec la refonte du site de l’ACAT, il sera désormais possible d’effectuer ce type d’actions en ligne, afin de donner une possibilité aux internautes d’agir directement en faveur des droits de l’homme, et notamment pour sauver des victimes de torture.

Qui est le community manager ?

J’ai développé mon intérêt pour le champ des droits de l’homme durant mes études à l’Institut d’études politiques de Toulouse, où je me suis spécialisé en relations internationales, en m’intéressant à des cas assez emblématiques de violations des droits de l’homme, comme le Tibet et le conflit israélo-palestinien, ainsi qu’aux exactions commises par les Etats-Unis sous l’administration Bush. J’ai travaillé pour  diverses ONG liées à la défense des droits fondamentaux, comme Human Rights Watch, France Palestine Solidarité et Oxfam France, où j’ai occupé des postes assez variés– du lobbying au community management, en passant par les relations presse – avant de travailler en tant que chargé des relations médias et du web pour l’ACAT.

J’ai découvert Twitter durant la répression du soulèvement postélectoral en Iran, en 2009. C’était la première fois qu’un réseau social prenait une telle importance dans l’organisation d’un mouvement. J’ai été très vite séduit par l’aspect « information à la carte » de Twitter : en s’abonnant aux bons contacts, il est possible d’accéder à une information de qualité et spécialisée sur un ou plusieurs thèmes. La limitation du nombre de caractères en fait par ailleurs un outil peu chronophage, qu’on l’utilise de manière active ou passive.

Depuis combien de temps l’association est-elle sur les réseaux sociaux ? 

L’ACAT est présente sur Twitter depuis 2011, et sur Facebook depuis 2009. 

Qu’y communiquez-vous ? 

Les contenus que nous publions sur les réseaux sociaux peuvent être classés en deux catégories. Premièrement, les actualités de l’ACAT : campagnes, pétitions, communiqués, rapports, annonces de rassemblements, photos des mobilisations. Les réseaux sociaux doivent être une vitrine de l’activité de l’ONG. En second lieu, l’actualité des thèmes de travail de l’ACAT. Nous relayons notamment les articles des médias français traitant de nos thèmes de travail - torture et peine de mort. Les réseaux sociaux sont un moyen efficace pour fournir une information spécialisée.

Combien de temps consacrez-vous par jour à la mise à jour de vos réseaux sociaux ? 

Je consacre entre 30 minutes et un peu plus d’une heure à la mise à jour des comptes Twitter et Facebook de l’ACAT chaque jour, selon l’actualité.

Quelle a été l’action la plus significative de votre association sur les réseaux sociaux ? 

L’ACAT a été très impliquée dans la « vague blanche pour la Syrie », opération qui consistait à publier en photo de profil sur les réseaux sociaux des autoportraits en noir et blanc, avec une pancarte sur laquelle était écrit le mot « stop ». Cette opération, organisée en France et reprise dans de nombreux pays, a été un succès en terme de mobilisation des réseaux sociaux.

Qu’est-ce que les réseaux sociaux ont apporté à votre association ? 

Pour l’ACAT, l’utilisation des réseaux sociaux est désormais un outil majeur pour accroître notre visibilité et élargir le cercle de nos sympathisants. Alors que nous disposions jusqu’ici d’un réseau de membres très informés et impliqués, nos comptes Facebook et Twitter nous permettent d’aller à la rencontre de nouveaux publics, qui connaissent peu les actions de l’ACAT, et dont l’activité militante peut davantage passer par le web – signature de pétitions en ligne, envoi de mails, interpellation d’autorités via des tweets – que par le militantisme et le bénévolat traditionnels. Il s’agit bien là d’un passage à une nouvelle forme de militance. 

Quel serait votre argument principal pour inviter les associations à plus communiquer sur les réseaux sociaux ? 

La simplicité d’utilisation, en premier lieu. La mise à jour régulière des réseaux sociaux d’une association ne prend qu’un temps très réduit, si on a défini au préalable les types de contenus qui seront communiqués. En second lieu, la viralité. Un contenu intéressant sera partagé par les membres d’une communauté. D’une certaine manière, les personnes qui suivent une association sur Facebook ou Twitter procèdent elles-mêmes à la diffusion de l’information.

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